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A first « mise en bouche »

jeudi 28 janvier 2010 , par auteur Mathilde Vautier (traduction Jean-Marie Grall, Sylvain Marchand)

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14h45 : le public, majoritairement constitué d’enfants, attend le spectacle qui ouvrira les festivités de cette première édition du Fish & Chips.

The station, Bash Street Company

Sur une ardoise, un comédien de la compagnie décompte le temps qu’il reste avant le début de la représentation : 2 minutes, 1 minute… les enfants répètent en choeur…"zéro"… il est 15h… le Fish & Chips est officiellement commencé !

The Station se passe dans une gare apparemment normale, mais la situation se complique lorsqu’une bande de truands, venue chercher un chef-d’œuvre volé, croise des musiciens qui sont censés donner un grand concert cette nuit là. Les valises s’échangent, se confondent et la situation donne lieu à des quiproquo.

Les trois comédiens changent de personnages à une vitesse pharamineuse, tandis qu’un musicien les accompagne à l’accordéon et ponctue vocalement tous les effets sonores. Les scènes sont visuelles, comme celle où un comédien est suspendu du haut du décor de la gare. Les enfants adhèrent et hurlent lorsqu’un bâton de dynamite, passant de main en main, est sur le point d’exploser.

Les adultes, eux aussi, ne restent pas insensibles au clin d’œil du musicien qui, en guise de supplice, entonne l’air de la « danse des canards » pour faire avouer l’un des protagonistes.

Goûter Choko-Punk, M. Royal (Fred Tousch)

Après un quart d’heure de répits, un gouter Choko-Punk est organisé afin d’initier les enfants au courant qui a fait basculer l’Angleterre dans l’ère du « No Future » : le Punk !

C’est donc dans la plus pure tradition anglaise, et sans aucun échauffement, que Fred Tousch apprend aux enfants à faire une crête, à danser le POGO et surtout à exprimer leur contestation de façon artistique.

A l’aide de pinceaux, de peintures et de crèmes chantilly, plusieurs boites en carton sont rapidement « customisées ». Un début de chanson intitulée « Je regrette » est même impulsé par un des enfants qui se voit contraint d’abandonner… par manque de paroles.

L’excitation monte d’un cran lorsque des bières sont proposées aux enfants (sans alcool « of course ») et l’état d’urgence est soudain matérialisé lorsque, muni de sa guitare électrique, notre M. Royal les invite cordialement à… « tout péter ! »

Personne ne se fait prier, le chaos est total… l’Atelier 231 is burning… l’esprit de la « Blank Generation » est ressuscité !

Voir le reportage vidéo

Un roi Arthur / King Arthur, Les Grooms

Place au chant lyrique et à une grande oeuvre de la musique anglaise : le Roi Arthur de Henry Purcell. Léger et rafraichissant, les Grooms proposent une version très personnelle et décalée de cette œuvre baroque entrainant le public vers un domaine souvent réservé au spécialiste.

Mention spéciale aux numéros de prestidigitations de Merlin et ses subtils trucages, et son duel avec Arthur ayant pour unique tenue de combat : un string façon « mou-moute » 70’s.

Lève-toi et step ! / Step right up !, Acid Kostik

Cette première journée se termine par une grande messe en l’honneur de l’église de Steppologie. Les trois rouennais d’Acid Kostik tentent de rallier de nouveaux adeptes à coup de témoignages, d’exercices sportifs et de flashs promotionnels à l’effigie de leur gourou Mike Mac Stepp.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça marche… à la fin du spectacle, le public convaincu par les bienfaits de cette nouvelle religion s’empresse de monter sur scène pour se faire « steppifier ». Step by Step… oooh baby !

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