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So vintage, so British…

Strangelings, The Gaiety Engine / The explorers / The photographers

vendredi 22 juillet 2011 , par auteur Jean-Marie Grall , Loeïza Renaut , Matthias Lavigne

Chez les Strangelings, l’ambiance est au vintage, drapeau britannique, formes courtes faites de bricoles et d’âme d’antan. Des vieilles photos, à l’équipée polaire en passant par le freakshow victorien, nos deux étranges comédiens anglais, présents grâce au réseau européen ZEPA, sillonnent le Verger à tout moment de la journée pour le bonheur des festivaliers.

The Gaiety engine

Deux hommes. L’un d’apparence classieuse, l’air noble et solennel, chapeau haut de forme et veste à queue de pie : Isaiah Cran, le dandy dément. Et l’autre : Tolley-boy, son assistant miteux, déchiré, troué, rafistolé, mal peigné, les dents noires et l’air hébété. Ce dernier n’est pas bavard. En effet, depuis qu’il a perdu sa langue dans un tragique accident, il se trouve privé de parole. Ils ont traversé bien des époques ces deux-là pour nous présenter le dernier freakshow victorien à bord de leur carriole magique. Dans cette roulotte, se cache et se dévoile toute une flopée de personnages tous plus invraisemblables les uns que les autres. Après des séances d’hypnose et de fakirisme peu glorieuses, les deux monstrateurs nous présentent tour à tour le pauvre chat Hoodini enchaîné dans son bocal dont il aimerait pouvoir s’échapper ; Heady Harry l’homme-loup merveilleusement bien dompté ; Terence, la sirène à moustache ; un tigre nain albinos de Sibérie (non, non, ce n’est pas un mouton !), un homme crevette qui fait le crooner, ou bien encore l’homme le plus fort d’Allemagne aux muscles impressionnants, capable (presque sans aide) d’ouvrir un énoooorme bocal à cornichons au couvercle grippé et de brandir au-dessus de sa tête une saucisse géante. Devant The Gaiety Engine, les numéros s’enchaînent et on n’en croit pas ses yeux ! C’est de la magie à l’état pur, inexplicable, irrationnelle, sensationnelle… Mais comment font-ils ???

The Photographers

Henry Burns et George Endwhistle sont deux photographes tout droit sortis d’une l’époque lointaine des débuts de la commercialisation de la photographie. Si ces deux gentlemen se proposent de vous photographier à la mode fin 19ème - début 20ème, lancez-vous dans l’aventure ! Vous serez relookés en lord anglais, en policemen, en tsar, ou bien encore en prince à grosses moustaches, avant de poser solennellement devant leur boîte noire aux allures de daguerréotype. Dans la roulotte : une panoplie de costumes (chapeaux, vestes, manteaux, foulards et autres gants de boxe) tapisse les murs et c’est devant des tentures soyeuses et une belle plume de paon que vous prendrez la pose. Amusés et ravis, vous repartirez le cliché à la main, témoin du style que vous auriez pu avoir dans une vie antérieure…

The Explorers

Un vent de grand froid a soudain envahi le Verger cet après-midi lorsque les deux énergumènes givrés de Strangelings sont arrivés. Le visage rougi par les morsures du froid et les barbes verglacées, ils avancent en cordée d’un pas lourd et coûteux, tirant derrière eux un traîneau. Cramponnés à leur drapeau anglais servant de bâton et guidant leur marche, ils nous viennent tout droit d’Antarctique, des histoires polaires plein les doudounes usées par le temps. Car, encore une fois, si ces Explorers ont traversé le globe (qui ornent le sommet de leur traîneau), ils ont aussi traversé les époques, les costumes recouverts de neige mêlée de poussière.

- Plus d’infos sur le site du Fourneau

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