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V.O Compagnie en résidence au Hangar

L’Homme à l’Envers

mardi 24 mai 2011 , par auteur Maria Xavier

La compagnie V.O. était en résidence au Hangar - Fabrique des Arts de la Rue, du 28 février au 12 mars dernier pour travailler à sa prochaine création « L’Homme à l’envers ». Nous les avions déjà accueillis, il y a trois ans, avec « Le Nettoyeur de vent ». Nos partenaires de Brest, Le Fourneau, et de Winchester, le Hat Fair Festival, les avaient également programmés sur leurs festivals.

Le temps de cette résidence, Didier Loiget et son équipe, nous ont fait découvrir leur future création.

« L’Homme à l’envers » va nous faire partager, dans l’espace urbain, un récit de cendres, de sang, d’histoire, de poésie et de nature. Un mur, un arbre, le public, les comédiens et les techniciens – manipulateurs… tels sont les ingrédients de cette création pour un récit sur notre monde, d’aujourd’hui à la préhistoire, le temps d’un parcours de 100 mètres, course reine de l’Olympisme.

L’idée de départ vient de la représentation de l’humanité sur la frise chronologique de l’histoire de la Terre. Notre présence est toute petite, courte, mais très présente, surtout sur notre environnement et la biodiversité de la planète. Dans cette ouverture d’un champ d’expérimentation infini, l’homme à l’envers trouve, en passant du rêve à la réalité et réciproquement, le moyen d’inventer sa propre humanité.

L’objectif, avec cette proposition artistique, est de transformer le passant en spectateur, en allant le chercher dans son quotidien, de le surprendre afin qu’il accompagne le spectacle et de l’amener là où il ne s’y attend pas. D’éveiller en lui de la curiosité, du questionnement afin de lui ouvrir de nouvelles portes dans son imaginaire. « J’ai besoin de la proximité avec le public. Cela tient de l’intime, de la confidence. En création, j’imagine aussi le positionnement du spectateur dans « mon espace de jeu ». Didier Loiget

Des effets spéciaux viendront bousculer les codes. Dans un couloir de 35 mètres, long comme une piste, on trouve d’un côté un mur représentant la civilisation et l’urbanisme qui mènent à l’éloignement de la terre, et de l’autre, la jungle et la forêt primaire, représentés par des panneaux en bois. Et on s’interroge sur un homme d’affaires en costume cravate (marchand d’armes ?) qui se promène avec à la main une mallette d’où s’écoule du sang !

En 45 minutes, les spectateurs seront plongés dans l’imaginaire et la dérision de Didier Loiget, pour une proposition qui questionnera les spectateurs sur notre rapport au monde et à nos sociétés, et sur notre place sur cette planète.

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