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Les Rias 2012 : retour sur le ZEPA avec Charlotte Dubery (Wet Picnic) et Pete Sweet

mardi 11 septembre 2012 , par auteur Cécile Babin

Au lendemain du lancement explosif des Rias 2012 avec la compagnie marseillaise Générik Vapeur, les bulles colorés éclataient encore dans nos gosiers. Mais en ce mercredi 29 août, il était grand temps de partir pour Scaër dans le (grand) nord du Pays de Quimperlé pour la première journée du festival…la chimère était bien pressée ! Une journée placée sous le signe du ZEPA puisque trois spectacles habitués de la Zone européenne de projets artistiques se sont succédés au lieu-dit le Grand Champ : Time for Tea (Wet Picnic), Transports exceptionnels (Beau Geste) et Meet Pete Sweet (Pete Sweet).

Chaussée de bottes et emmitouflée dans mon k-way, j’observe les artistes prendre possession des lieux en croisant tout ce que je pouvais croiser pour que le soleil montre le bout de son nez à 18h32, heure du premier rendez-vous avec les Wet Picnic. Le soleil a fait son apparition en même temps que les centaines de spectateurs, comme quoi un miracle n’arrive jamais seul. Des spectateurs conquis par les trois performances durant lesquelles le rire et l’émotion se sont mêlés aux odeurs de barbecue et de crêpes bretonnes !

Entre deux bouchés d’une délicieuse crêpe au chocolat, je suis allée à la rencontre de Charlotte Dubery, artiste au sein de la jeune compagnie anglaise Wet Picnic et de Pete Sweet, clown et acrobate américain, qui ont bien voulu revenir sur leur expérience respective au sein de la Zone européenne de projets artistiques.

A la question Qu’est-ce que le ZEPA signifie pour vous ?, les deux artistes s’accordent à dire que le ZEPA leur a donné l’opportunité de venir jouer en France, un pays où la compagnie Wet Picnic et Pete Sweet lui-même n’avaient pas vraiment les contacts pour se faire une place au sein des programmations de festivals d’arts de rue.

Au total, Pete Sweet aura joué chez chacun des partenaires français, tout comme nos amis anglais qui ont en outre été accueillis en résidence par la Scène nationale Culture Commune, la Fabrique des Arts de la rue Le Hangar et les deux Centres nationaux des Arts de la rue, L’atelier 231 et Le Fourneau pour leur dernière création, The Birthday Party. En participant à ces divers événements ZEPA, ils ont également pu se faire repérer par des programmateurs d’autres festivals en France et en Europe.

Public français vs public anglais ? Charlotte et Pete aiment beaucoup venir jouer en France car le public français est très enthousiaste et réceptif : «  Il vient pour nous voir et il sait à peu près qui on est avant le début du spectacle. En Angleterre, il faut donner beaucoup d’énergie pour capter l’attention des passants et leur donner envie de rester avec nous », explique Charlotte.

Et la difficulté de la langue ? Lorsqu’elle joue en France, la compagnie Wet Picnic, dont les spectacles s’inspirent fortement de la culture britannique, a fait le choix de ne pas faire traduire ses spectacles. Bien au contraire, l’anglais fait partie de leur marque de fabrique et tient une place à part entière dans leurs créations. Cependant, « les quelques fois où nous parlons français pendant nos spectacles, le public aime beaucoup notre accent, nous n’hésitons d’ailleurs pas à en rajouter un peu  », ajoute Charlotte. A l’inverse, Pete Sweet parle principalement français dans son spectacle et selon lui son accent est un avantage : « Le public est d’autant plus attentif et à l’écoute, il est encore plus en cohésion avec moi  ».

Quelle image forte garderez-vous de cette expérience franco-britannique ? Charlotte ne s’attendait pas à vivre de si belles rencontres avec le public français qui de manière générale aura marqué son expérience au sein de la Zone européenne de projets artistiques. Pour Pete Sweet, ses passages au festival Viva Cité à Sotteville-Lès-Rouen et au Z’Arts Up à Béthune sont définitivement encore ancrés en lui.

Vos impressions sur les Rias 2012 ? Les deux artistes étaient ravis de pouvoir participer à ce festival et excités d’aller à la rencontre de nouveaux publics et d’un nouveau territoire, « pas loin du village d’Astérix et Obélix, n’est-ce pas ? » demande Pete Sweet. Par Toutatis !

Photos : Jacques Nicolas et Guy Abalain

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