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« Picnic on the bridge » au Relecq-Kerhuon

mardi 21 février 2012 , par auteur Jean-Marie Grall , Marine Lecoutour , Sophie Stankovitch

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Dimanche 11 septembre – 12h32 – sur le Pont Albert Louppe

Dimanche 11 septembre à 12h32 : c’est avec l’arrivée d’un taxi anglais, venu tout droit de Londres que démarre ce pique-nique ZEPA « on the Bridge ».

Conduit par Michel Thomas, citoyen Kerhorre, ce beau taxi bleu transporte à son bord Yohann Nedelec, Maire du Relecq-Kerhuon, Dina Venezia, Conseillère Municipale du Relecq-Kerhuon, ainsi que Ken Fanning et Tina Segner, les deux artistes irlando-suédois de la compagnie Tumble Circus, qui pour l’occasion ont pour couvre-chef un chapeau de pêcheur breton. Place au pique-nique et au théâtre !

Vient ensuite la deuxième surprise de ce 5e et dernier pique-nique de l’été 2011 : The Photographers de la compagnie anglaise Strangelings. Habillés en styles victoriens, nos deux photographers so British, Henry Burns et George Entwhistle proposent aux pique-niqueurs une séance photo particulière. C’est relooké, en lord anglais, en tsar, en lady ou en sailor du XIXe siècle que ces gentlemen-photographers tirent le portrait des spectateurs interloqués qui repartent ravis avec leur cliché de ce moment hors du temps…

12h52 Petites variations sur le Pont - « The pique-nique s’anime » par la Cie Têtdici Têtdailleurs

« On the Bridge », la fête bat déjà son plein ! Chacun y va de son installation, glacière et panier en main. Emplis de trésors culinaires à partager. Mines d’or en barres de chocolat, entresort entre terre et mer. Le ciel pour l’occasion a décidé de se faire sage. Cadeau !

Mais qui aperçoit-on on the Bridge ? Maria ? Oui c’est bien elle, telle un bouquet de fleurs, rose du caddie aux écouteurs, sans oublier une remarquable chaise pliante fort utile pour l’occasion… Elle sème des sourires à qui veut bien lui prêter attention, déambulant sans discrétion au milieu des tables et des bancs. S’installer à tout prix, parmi des convives, des amis - tradition oblige - et faire conversation. Faisant fi des conventions, elle prend place à une table, comme ça. Elle se présente, envoie des baisers, serre des mains. Un peu surpris, les convives accueillent volontiers cette invitée pour le moins fantasque et inattendue. Entre 2 chips et son hamburger « made in UK », Maria semble un peu « overbookée » ! C’est qu’elle révise ses verbes irréguliers en anglais, méthode « Assimil » dans ses écouteurs dispensée.

Alors tout haut, tout fort, elle répète et fait répéter : « to eat, ate, eaten…. mais dites-moi Roger votre visage ne m’est pas étranger ?… ». Incontestable cette facilité qu’a Maria de créer autour d’elle de la complicité ! Les visages les plus fermés s’ouvrent, les rires fusent, l’assemblée s’amuse… Pour le finish, elle entraîne toute la tablée à se lever et à entonner un chant les bras levés vers le ciel d’azur. Tout le monde se prête au jeu ! Mais la voici déjà sur le départ Maria, en route pour une nouvelle aventure, une nouvelle variation… quelque part ailleurs à une autre table. « Nice to meet you Maria, and see you soon ! », « enchantés d’avoir fait ta connaissance Maria et à bientôt !  »

A 14h33, nous retrouvons les Strangelings pour un spectacle acrobatico-burlesque. Deux personnages arrivent étrangement vêtus, des chaussures trop grandes aux pieds. Ils enlèvent une première couche de vêtement pour laisser place… à une tenue de cycliste des années 1950-1960. Loin des David Millar, Jacques Anquetil, Eddy Merckx ou autre Cadel Evans, ressemblant plutôt à des sportifs du dimanche, ils se lancent dans un numéro de tandem acrobatique puis dans un deuxième strip-tease et se retrouvent en espèce de tricot de corps et caleçons en laine et nous proposent un numéro burlesque… Les strip-teases et actions s’enchaînent jusqu’au « grand jeu » ! Un spectacle décalé qui ravit les zygomatiques des spectateurs.

15h15, changement d’ère de jeu, nous retrouvons les Tumble Circus  : le sexy Ken from Belfast (Boum) et Tina venue de Suède, « pliable comme une table IKEA ». Sur fond de « Je t’aime moi non plus », ces deux-là nous offrent un show qui oscille entre performance et humour. De la corde au houla hoop pour finir avec un final au trapèze époustouflant, entre deux notes d’humour ce sont de véritables performances circassiennes que nous proposent Tina Machina et Ken Evil. Un spectacle épatant, en toute simplicité.

16h16… Invitation à la Danse par Eostiged ar Stangala

Il est temps d’accueillir la Sorcière de Trequefellec… Ils sont venus en nombre pour nous conter cette histoire-là. Mélange subtil de traditions, de chansons, de sublimations des imaginaires dans un au-delà familier, lointain et proche à la fois. Les groupes de danseurs maintenant en mouvement, se rassemblent, se côtoient, se frôlent faisant et défaisant des rondes virevoltantes. Tout semble les opposer, les distinguer : costumes, origines, âge… mais entre eux les liens sont bel et bien tissés : peur, amour, déraison, sacré… Les pieds tantôt lourds, tantôt légers, volent, scandent, frappent avec force le sol de leurs invisibles et mystérieux ancêtres. Les jupes tournoient dans l’air, les regards brûlent de mille feux, les rythmes s’accélèrent, se calment au gré de l’histoire qui, devant nos yeux, défile. Surréalisme… West Side Story revisité sous le ciel de Paris…

Mirage de guinguettes des bords de Marne… et de sombres forêts celtes… Chaos de personnages… corrigans, aviateurs, lutins et farfadets, titis parisiens, gens de la « haute »… Superposition de mondes sur fond de magie… La Sorcière fait des pieds de nez à la Mort : bondissante, elle lui livre son dernier combat au milieu des couples qui se sont formés. Les voici transformés, anges ou démons, heureux d’avoir été embarqués dans cette fantaisie héroïque… le temps de ce dernier pique-nique.

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